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Patrimoine local

Ambillou-Château

On relève les premières mentions d’ Ambillou au dixième siècle . Le nom viendrait de l’ancienne forme Ambillavum qui signifierait domaine agricole d’Ambillus. La première mention d’Ambillou provient d’acte de l’abbaye du Ronceray en 1248. La commune porta le nom d’ Ambillou-la Grésille jusqu’en 1806 puis Ambillou jusqu’en 1922 avant de devenir Ambillou-Château.

Durant l’ancien régime, la paroisse faisait partie de l’archidiaconé d’ Outre-Loire, archiprêtré de Saumur, doyenné de Chemillé dont le titre était annexé à la cure de Melay et uni à la dignité de maitre-école de la cathédrale d’Angers. Elle était du ressort du parlement de Paris et de la coutume d’ Anjou dans la généralité de Tours, bailliage de Saumur. La commune actuelle dépend du canton de Gennes depuis 1801, de l’arrondissement de Saumur depuis 1790, dans le département de Maine-et-Loire, région des Pays de la Loire.

La commune était plus vaste par le passé. Le 12 avril 1791, les limites entre Ambillou et Brigné sont fixés puis modifiées le 8 avril 1818 par le conseil municipal. Elles seront rectifiées le 30 juin 1824 suite à l’ordonnance royale du 17 août 1823. En 1838, le conseil municipal refuse la réunion de Noyant à Ambillou.

Le 1er janvier 2016, Ambillou-Château, Noyant-la-Plaine et Louerre fusionnent dans une nouvelle commune appelée : Tuffalun.

Louerre

Louerre est mentionné pour la première fois en 1469 ; ce nom viendrait du latin Loria qui signifie « l’orée, la lisière de la forêt ». Sur une superficie de 1444 ha, les bois en occupent environ 40 %, à l’est du territoire.

L’Aubance alimente le lavoir ; elle prend sa source « sous » l’église selon la tradition orale et l’abbé Perrault, sourcier reconnu.

La découverte de silex et de haches au lieu-dit La Baudrière témoigne d’une présence au Néolithique. Une stèle dédiée à Dumnacus commémore la résistance et la bataille que le chef des Andes livra aux légions romaines, vers 50 av. J.-C..

Les constructions les plus anciennes, Le Manoir du Vau avec sa chapelle remarquable et le Bois Noblet datent du XVème. Les belles demeures de la Félonnière, la Petite Félonnière et l’ancien presbytère sont érigés au XVIème.

Au XVIIIème, les trois quarts des habitants vivaient dans les caves, les « caves demeures ». Le village était en fait le haut du bourg actuel. À cette époque, les quelques demeures d’importance appartiennent à des familles nobles ou enrichies par le commerce.

L’église paroissiale Saint-Maurice, inscrite aux monuments historiques, dépendait du Chapitre de la cathédrale d’Angers. Si les textes la mentionnent dès le XIème, les parties les plus anciennes qui subsistent remontent au XIIIème ; le chœur date du XVIème.

Au XIXème, le seigneur Guéniveau de la Félonnière la fait agrandir et restaurer ; il l’orne également de statues de bois ; sculptées par David d’Angers père, elles représentent la Vierge, Saint-Maurice et Saint-André.

Depuis le 1er janvier 2016, Louerre, Ambillou-Château et Noyant-la-Plaine sont officiellement réunies dans la commune nouvelle de Tuffalun.

Noyant-la-Plaine

Notre village apparaît pour la première fois dans un document, un « cartulaire » de l’Abbaye de Saint Maur qui, aux environs de 1120, avance le nom d’Aimericus de Noens, donc d’Aimery qui serait le seigneur de Noens du moment, puis en 1444, nous trouvons signe de la Capella curuta de Noventon et les registres paroissiaux qui débutent en 1663 nous appellent tout simplement NOYANT. La Révolution y ajoute notre situation, NOYANT-en-PLAINE, et par un décret du 12 septembre 1883, nous prenons définitivement le nom de NOYANT-la-PLAINE… jusqu’au 1er janvier 2016 où nous nous trouvons intégrés à la commune nouvelle de TUFFALUN.

Au sein du bourg, la Seigneurie remonterait au XIV° et XV° siècles et, au XVII°, elle comprenait « un enclos de hautes murailles, avec grande cour, fuie (pigeonnier), four à ban (four à pain où le peuple avait obligation d’y cuire son pain), jardins, à côté, garennes et futaies et au-dedans de l’enclos est assise et construite l’église. Le territoire de la seigneurie de Noyant dépendait de MONTREUIL BELLAY et la propriété actuelle, bellement rénovée, appartient de nos jours à une famille arrivée dans notre communauté vers la fin du XIX° siècle.

On a connaissance d’une Eglise à NOYANT, dédiée à Sainte Madeleine, à partir du XII° siècle, grand siècle pour l’Anjou où la famille Plantagenet, nos Comtes d’Anjou, devient également souveraine d’Angleterre. Mais la construction de notre église actuelle est en grande partie du XIII° siècle.

Notre église se trouvait dans l’enclos de la Seigneurie et devait donc être, à sa fondation, la chapelle des Seigneurs. La plus ancienne cloche date de 1465 et la plus récente de 1628 dont Jeanne de Travers, héritière du fief de Noyant, en était la marraine. Une petite niche surmonte le portail où se trouve une statue du XV° siècle représentant Marie-Madeleine, la sainte patronne de notre église.

Il est à noter que notre humble église Sainte Madeleine a détenu une relique de Saint Martin de Vertou (527-601) mais que la paroisse d’AMBILLOU nous a « ravie », en grande pompe, en 1754, ce qu’en fait les Noyantais ont fort bien compris puisque cette paroisse est précisément sous le patronage de ce Saint…

La modestie de notre village ne nous a pas permis d’être élevé au rang de paroisse, nous serons donc la « fillette » de BRIGNE. La Révolution, en 1791, nous enlève même cet humble titre et nous englobe littéralement dans la paroisse d’AMBILLOU. Puis nous voilà enfin une grande fille et devenons « paroisse » en titre en 1802 mais bien vite en 1809 nous sommes à nouveau happés par AMBILLOU jusqu’en 1842… et là nous redevenons la « fillette » de BRIGNE !… De nos jours, tout est plus simple, l’église dépend ainsi de la très grande nouvelle paroisse de Saint Denis des Faluns qui regroupe 16 anciennes paroisses et dont les prêtres desservants sont joignables au presbytère de DOUE la FONTAINE.

Une valeureuse croix, car dans le pays il en est peu de la sorte, est notre Croix de Saint Jacques de Compostelle (croix jacquaire) située à la croisée de l’antique grand-route d’ANGERS à LOUDUN et de celle de BRIGNE à LOUERRE, dans ce qui était le bien-nommé hameau de la Croix. Cette croix permettait aux pèlerins de savoir qu’ils étaient toujours sur le bon chemin et en outre pouvait leur indiquer, étant située dans un village, qu’ils y étaient les bienvenus et qu’ils pouvaient y trouver un gîte ou un coin dans la grange.